jeudi 3 mai 2012

L'Ecole de Plein Air de Suresnes

Enfant, qui n’a pas toujours rêvé de sortir des salles de cours pour aller étudier à l’extérieur ? L’école de Plein air de Suresne, dans la région Parisienne, a été construite entre 1934 et 1935 par Eugène Beaudouin et Marcel Lods, associés au célèbre ingénieur Jean Prouvé. Elle fut édifiée sur un terrain boisé de 1,9 hectare sur le versant sud du Mont Valérien, à la demande du maire de la commune, Henri Sellier (1932-1935).

© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle

A l’origine, cette école a été conçue sous l’idée de l’hygiénisme, dans le but de pouvoir accueillir des enfants souffrant de maladies comme la tuberculose où des problèmes respiratoires.  

L’entrée principale est située au nord du projet (forme rouge sur la vue de haut). On accède par un bâtiment de deux étages long de 200 mètres, qui protège l’intérieur de la parcelle des vents. C’est dans cette construction qu’étaient à l’origine les espaces communs: dans l’aile gauche les garçons, à droite les filles et au centre, l’école maternelle.

Neuf pavillons de classe ont été implantés sur le site dans le but de pouvoir accueillir chacun trente enfants. Ils génèrent ensemble un plan de masse « classique », avec une symétrie et une composition en arc très marqués. Cette forme génère un vide avec le long bâtiment de l’entrée, qui lui aussi est en forme d’arc mais inversé par rapport à celui des pavillons. Le vide forme un losange, avec au centre, un pavillon octogonal qui servait d’espace d’enseignement spécifique.

Les salles de classes sont identiques et en structure acier. Elles ont les mêmes dimensions 8,80X6,00 mètres, pour une hauteur de 4,00 mètres. Une passerelle au niveau des toitures terrasse accessible, pouvant servir de solarium, les relie ensemble. Les pavillons possèdent trois cotés vitrés (est, ouest et sud) entièrement ouvrables grâce à des portes en accordéon. Chaque classe a ainsi la possibilité de pouvoir enseigner en plein air. La façade orientée au nord est quant à elle constituée de dalles préfabriquées de béton à gros cailloux.

L’école a été fermée en 1995.  Ses locaux sont actuellement utilisés par l’Institut National Supérieur de Formation et de Recherche pour l'Education des Jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INS HEA). Les bâtiments ont été classés  Monument Historique en 2002.

Les deux architectes ont donc conçu une école prenant avant tout en compte le bien être des usagers. Les classes ont été conçues avec un lien direct avec l’extérieur. L’idée étant d’avoir la possibilité d’instruire tout en étant à l’extérieur. 


Vue de projet actuelle © Glob'Archi
Entrée de l'Ecole de Plein Air
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
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Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
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Archives d'architecture du XXe siècle
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Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
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Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
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Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
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Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle
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Archives d'architecture du XXe siècle
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Archives d'architecture du XXe siècle
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Archives d'architecture du XXe siècle
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Archives d'architecture du XXe siècle
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Archives d'architecture du XXe siècle
© Fonds Lods. Académie d'architecture/
Cité de l'architecture et du patrimoine/
Archives d'architecture du XXe siècle

Nous tenons à remercier l'Académie d'architecture et à la Cité de l'architecture et du patrimoine Chaillot de nous avoir donné l'autorisation de publier ces archives.

mercredi 2 mai 2012

L'Ecole de Gando

© Francis Kéré Architecture
L'architecte Francis Kéré a étudié en Allemagne et enseigne désormais à l'université de Berlin. Travaillant sur de nouveaux concepts de construction, il espérait revenir dans son village natal Gando, au Burkina Faso pour mettre en œuvre un projet d’école. Dès 1998, il crée l’association « Schulbausteine für Gando » (« Des pierres pour construire des écoles à Gando »), qui recueille des fonds pour construire au Burkina Faso des équipements aidant au développement et adaptés au climat. 



Ainsi, en 1999, l'architecte Francis Kéré a conçu son premier projet : une école primaire pour les habitants de son village. Il transpose le rationalisme écologique enseigné en Allemagne aux conditions climatiques de Gando. Les murs et plafonds sont construits en brique de terre fabriqués par les villageois, la couverture et sa charpente sont réalisées en fers soudés et en tôles par les forgerons du village. La toiture est décollée du bâtiment afin de le ventiler. Ce système de ventilation naturelle permet de rafraichir l’intérieur de la construction. De plus, les larges débords du toit servent de pare-soleil et protègent les murs. L’école, fraîche, simple, lisible, est un exemple de la recherche de solution appropriée au contexte africain. Les savoirs faire sont valorisés. Les matériaux simples et accessibles dans ce contexte, sont transformés en structures résistantes. 

Pour ce projet, la volonté n’était pas seulement d’offrir une école mais aussi d’apprendre (ou réapprendre) aux habitants à construire leurs propres bâtiments. Il fallait alors motiver les villageois pour en faire les principaux acteurs. Francis Kéré enseigne les techniques de soudure et de construction de briques de terre à l’ensemble des habitants. Les anciens, les jeunes et les femmes participent sans rechigner et parviennent à construire l’école. Le projet est un véritable succès. Non seulement l’école accueille de nouveaux élèves dans des conditions soutenables mais surtout, les villageois reproduisent maintenant ce schéma de construction dans l’ensemble du village et commencent à apprendre à lutter contre le danger climatique. La participation est ainsi la meilleure arme pour préparer le futur. Ce projet a reçu en 2004 l’Aga Khan Award for Architecture et a été lauréat du Global Award en 2009.


Le site internet de Francis Kéré Architecture : http://www.kerearchitecture.com/

© Francis Kéré Architecture
© Francis Kéré Architecture
© Francis Kéré Architecture
© Francis Kéré Architecture
© Francis Kéré Architecture
© Francis Kéré Architecture
© Francis Kéré Architecture

mardi 1 mai 2012

Un cinéma au coeur d'un lagon

© Ole Scheeren, photo de Piyatat Hemmatat
Un cinéma flottant dans le cadre paradisiaque d’un lagon Thaïlandais. Entouré par une plage, une eau turquoise, des falaises et des forêts, « Archipelago cinéma » a été conçu pour la projection d’un film du festival « Film on the Rocks Yao Noi» en mars dernier. Les spectateurs qui ont assisté à cette projection originale ont été acheminés en bateau jusqu'à la plateforme, située sur l’Ile de Kudu. 

Il s’agit là du premier projet de l’agence Buro-OS, située à Pékin et Hong Kong depuis 2010 et fondée par l’architecte allemand Ole Scheeren. Cette construction éphémère a été faite en collaboration avec la communauté locale Yao Noi, qui a utilisé pour ce plateau les mêmes techniques servant à construire les fermes flottantes pour la culture des homards. Le tout a été édifié uniquement avec des matériaux recyclés. 



Ce cinéma en plein air est composé de huit modules carrés reliés entre eux par un quai. On pourrait apparenter ces modules à un groupement d’îles. L’ensemble créé une forme asymétrique et fait front à un écran placé sur l’eau, à l’extérieur de cette structure. Cinq modules sont agrémentés de douze « poufs », un autre de quatre bancs de six places, un réservé au bar et un dernier à la partie « musique ». L’ensemble offre au total 84 places assises. 

Après la projection, la plateforme a été offerte à la communauté qui l’a construite. Comme si cette œuvre leur appartenait et leur avait été empruntée le temps d’une projection cinématographique. 

Ce projet nous démontre par sa simplicité et son imagination, que l’architecture laisse encore une grande part au rêve et au respect de la nature. Tout a été conçu avec des matériaux locaux et rien n’a été détruit ni même touché sur le site.

© Ole Scheeren, photo courtesy
Film on the Rocks Yao Noi Foundation
© Ole Scheeren, photo courtesy
Film on the Rocks Yao Noi Foundation
© Ole Scheeren, photo courtesy
Film on the Rocks Yao Noi Foundation
© Ole Scheeren, photo de Piyatat Hemmatat
© Ole Scheeren, photo de Piyatat Hemmatat
© Ole Scheeren, photo de Doug Bruce
© Ole Scheeren, photo de Sixtysix Visual
© Ole Scheeren, photo de Sixtysix Visual
© Ole Scheeren
© Ole Scheeren

lundi 30 avril 2012

L'Opéra d'Oslo


L'entrée de l'Opéra
© Glob’Archi
Conçu par l’agence d’architecte Norvégienne Snøhetta, l’opéra est comme le signe du renouveau du quartier et plus largement de la ville. Une architecture très soignée qui a reçu le prix Mies Van Der Rohe.

Le bâtiment frappe par sa beauté et par ses lignes tendues. Sous un ciel bleu, la clarté de la pierre blanche ressort tel un iceberg sortant de l'eau. Les architectes sont rentrés dans les moindres détails pour réaliser ce bâtiment. En témoigne par exemple le traitement des dalles extérieures. La finition lisse devient rugueuse dans les pentes, le calepinage très précis et le détail des évacuations des eaux pluviales (photo ci-dessous) est une perfection. A l'intérieur, nous sommes éblouis par  la lumière naturelle en entrant dans le hall. Le volume de la salle d'opéra  est composé de bardage de bois irréguliers. Même les toilettes de ce bâtiment sont une pure merveille architecturale!


Un lieu urbain pour toute la ville, un belvédère sur la capitale et le fjord au dessus duquel il s’implante. Un bâtiment conçu avec une réelle dimension sociale : 70 000 Norvégiens ont répondu à une consultation publique ! 300 m² de panneaux solaires sont également installés sur une des façades.

Vue d'ensemble © Glob’Archi
Le hall © Glob’Archi
Jeu de volume en toiture © Glob’Archi
Lien avec la ville © Glob’Archi

L'escalier magistral © Glob’Archi
Même les toilettes ont reçu un traitement remarquable
© Glob’Archi
Détail d'évacuation des eaux pluviales

© Glob’Archi